« La fraude Madoff est effarante et extraordinaire, compte tenu du montant et du schéma utilisé. Elle va sans doute renforcer la demande de régulation », jugeait hier Bertrand Jacquillat, qui publie bientôt Les 100 Mots de la crise financière*. « Les 50 milliards sont répartis sur beaucoup de têtes, dont de gros acteurs de la finance. Certains seront très affectés, mais il n'y a pas de risque financier global, au contraire de ce qui s'était passé lors la faillite de la banque Lehman Brothers, mi-septembre. C'est une escroquerie, à ne pas confondre avec une bulle, qui est un engouement collectif. Elle n'engage pas l'entreprise, comme dans l'affaire Enron, mais un individu. Les masses financières engagées, le rôle de la peur et de la cupidité font que la finance est un monde prédestiné à l'escroquerie. »
A. B.
* PUF.