Sarkozy espère doper l’économie avec une «révolution» verte

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Publié le 4 novembre 2008.

CRISE – Selon le président, le Grenelle de l’environnement est «une réserve de croissance fantastique»…

La «révolution» est un mot en vogue à l’UMP. Ce mardi, Nicolas Sarkozy a choisi d’insister sur celle constituée à ses yeux par le Grenelle de l’environnement. «La crise financière et la crise économique ne font que renforcer la nécessité de la révolution environnementale. (...) On ne doit pas la retarder, on doit l'accélérer justement parce qu'on doit produire autrement», a-t-il insisté.

«Une réserve de croissance fantastique»

Pas question de renoncer à la croissance verte malgré la crise. «Tout ce qu'on est en train de faire sur le Grenelle de l'environnement, on le respectera scrupuleusement, parce que c'est une réserve de croissance fantastique», a déclaré le chef de l’Etat en déplacement dans une usine du constructeur Saint-Gobain en Seine-Saint-Denis.

Accompagné par les ministres Jean-Louis Borloo et Nathalie Nathalie Kosciusko-Morizet, il a vanté les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement, qui se sont traduits pas un premier projet de loi adopté à la quasi-unanimité par les députés il y a deux semaines.

Le Président a notamment cité le lancement d’un prêt à taux zéro qui a pour but d’encourager les particuliers à entreprendre des travaux d'isolation thermique dans leur logement.  Selon la secrétaire d’Etat chargée de l'Ecologie, ces dispositions devraient permettre 200.000 à 500.000 créations d’emploi sur le marché de l'isolement.

Le bonus-malus étendu

Le chef de l'Etat a également défendu le système du bonus-malus appliqué dans l'automobile, qu’il souhaite voir étendu à «d’autres familles de produits». «Si aujourd'hui le marché automobile français est infiniment moins déprimé que les autres marchés européens, c'est parce qu'il y a le bonus», a-t-il estimé. En France, Renault et PSA-Peugeot Citroën, lourdement touchés par le ralentissement économique, ont néanmoins décidé de réduire drastiquement leur production.

Nicolas Sarkozy a enfin estimé que l'Europe devait «montrer l'exemple»: malgré les réticences de l’Italie ou de la Pologne, le paquet énergie-climat européen sera, selon lui, adopté comme prévu par les 27 pays de l'UE en décembre. «Quelles que soient les difficultés, on le fera passer», a-t-il martelé.
Alexandre Lassalle (avec agence)
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