Alors qu'ils étaient reçus hier à l'Elysée pour évoquer les réponses à apporter à la crise financière, les syndicats ont tenu à montrer qu'ils ne comptaient pas laisser le problème social en suspens. « Le gouvernement a un discours fort sur la régulation du capitalisme mais continue la dérégulation sociale », estime François Chérèque (CFDT).
Les principales centrales syndicales se réuniront demain pour décider d'une action commune. « Si les salariés ne bougent pas, ça va être eux les dindons de la crise », a déclaré hier Jean-Claude Mailly (FO), qui s'est prononcé en faveur d'une journée de grève. Bernard Thibault (CGT) appelle à réagir, craignant que des entreprises ne profitent de la crise pour « mettre sur la paille des milliers de salariés alors que leur trésorerie ne le justifie pas ».