CRISE FINANCIERE - La ministre de l'Economie s'inquiète de la propagation de la crise sur l'économie réelle...
Après l’optimisme béat, après le réalisme forcé, le pessimisme. Christine Lagarde a estimé que l'année 2009 ne sera pas une bonne année», samedi soir sur la chaîne de télévision LCP-Assemblée nationale.
«Nous sommes actuellement dans une phase de contamination de l'économie réelle par la sphère financière et on en constate évidemment les effets», a-t-elle dit, avant d’évoquer une possible récession française à la fin de l’année 2008.
Annus horribilis
«Je pense néanmoins que les mesures que nous avons mises en place pour stimuler la concurrence, pour stimuler l'investissement, pour améliorer la compétitivité des entreprises ajoutées aux mécanismes généraux qui sont en place dans les pays européens (...) devraient nous préserver d'une annus horribilis», a-t-elle ajouté.
La ministre de l'Economie a dit suivre tout particulièrement trois indicateurs «anticipateurs»: l'activité du secteur publicitaire, l'intérim et le transport maritime. «Ces trois indicateurs sont en baisse» et la chute du transport maritime «laisse augurer d'une baisse que les bons économistes prévoient pour la croissance mondiale au cours des deux prochaines années», a-t-elle estimé. Voilà qui est rassurant.
C. L.