Juste un ballon d'essai ? Les députés de la commission des Affaires sociales ont en tout cas déclenché un tollé général en déposant mardi soir un amendement pour supprimer la prime transport prévue dans le budget de la Sécu. Ils estiment qu'elle ne se justifie plus, en raison de la baisse du prix du pétrole.
Hier, François Fillon a réaffirmé sa volonté de mettre en place cette aide, arguant que « la crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité ». Présentée en septembre, cette prime étend à toute la France la prise en charge de 50 % des titres de transport en commun par l'employeur et crée une prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an. Jean-François Copé, patron des députés UMP, a proposé à ses parlementaires d'« en débattre tranquillement ».
La CGT conteste, elle, la méthode : « En une nuit, on s'assoit sur le dialogue social. » La CDFT a rappelé que « le problème du transport est de long terme ». Seules les organisations patronales saluent le texte, « économiquement responsable » pour le Medef. Premières discussions à l'Assemblée la semaine prochaine.