POUVOIR D'ACHAT - Grâce au reflux des cours du pétrole et la modération des prix de l'alimentation...
Bonne nouvelle en ces temps de crise, l'apaisement de l'inflation s'est confirmé en France en septembre. Un recul des prix de 0,1% sur un mois et une hausse de 3% sur un an ont été observés, traduisant le reflux des cours du pétrole et la modération des prix de l'alimentation,
a annoncé ce mardi l'Insee.
En août, les prix avaient été stables sur un mois et avaient augmenté de 3,2% sur un an. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé que l'inflation serait sous la barre des 3% à la fin de l'année, lors d'un entretien sur RMC/BFM-TV.
-1,3% pour les produits pétroliers
«L'inflation n'est plus une menace pour l'économie française», juge pour sa part Alexander Law, économiste chez Xerfi. «A l'avenir, le repli de l'inflation va continuer», renchérit Frédérique Cerisier, économiste de BNP Paribas. «Le recul des prix du pétrole se poursuit, en lien avec la dégradation importante des perspectives de croissance», ajoute-t-elle.
Les produits pétroliers ont reculé de 1,3%, dans le sillage des cours du pétrole brut, le prix des carburants affichant en particulier une baisse d'1% sur un mois.
UFC-Que-Choisir estime toutefois que la flambée des prix du diesel va encore empirer dans les cinq années à venir, les groupes pétroliers ayant sous-investi dans les capacités de raffinage du pétrole en Europe.
La baisse des prix attenuée par la hausse du chômage
Du côté des produits frais, les prix ont augmenté de façon saisonnière (+1,4%) mais avec une ampleur moindre que l'an dernier (+3,2%) et hors produits frais, les prix de l'alimentation affichent même une baisse de 0,1%, souligne l'Insee. Les prix des fruits frais se sont repliés de 0,7% tandis que ceux des légumes frais ont augmenté de seulement 3,9% (+6,3% en septembre 2007) «en raison des difficultés d’écoulement de la production face à une demande morose», selon l'Insee.
Cette détente sur les prix risque d'apporter dans l'immédiat peu de baume au coeur du consommateur confronté aux conséquences, notamment sur l'emploi, du coup de froid sur l'économie. «Le surcroît de pouvoir d'achat» attendu de la baisse de l'inflation «sera contrebalancé par des destructions d'emplois et le regain du chômage» liés à la crise actuelle, selon Alexander Law. «Il n'y a donc pas grand chose à attendre sur le front de la consommation au moins jusqu'en fin d'année», ajoute t-il.
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Avec agence