Le plan de sauvetage de 360 milliards d'euros débattu à l'Assemblée ce mardi

192 contributions
Publié le 14 octobre 2008.

CRISE FINANCIERE - François Fillon a indiqué lundi qu'il n'entraînerait pas de hausse d'impôts...

Après avoir été présenté en Conseil des ministres lundi, le plan de sauvetage des banques françaises devra obtenir le feu vert des parlementaires. Ce plan de 360 milliards, qui s'inscrit dans les 1.700 milliard d'euros débloqués au niveau européen, sera débattu à l'Assemblée ce mardi après-midi et au Sénat mercredi.

Le Premier ministre a renouvelé son appel à l'«unité nationale» lundi soir. A gauche, le socialiste François Hollande avait laissé entendre que les députés PS n'envisageaient pas de voter contre, ces derniers ont finalement annoncé qu'ils s'abstiendront. Le président du MoDem, François Bayrou, a, lui, annoncé qu'il voterait le plan de secours. «Quand la réponse est européenne, ça marche, quand la réponse est chacun pour soi ça ne marche pas», a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques. L'examen du plan débutera ce mardi après-midi vers 16h15 pour un vote programmé aux alentours de 20h. (>> un évènement à suivre sur www.20minutes.fr)

«Cet argent, il est sur les marchés aujourd'hui»

Le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises que ce plan ne coûterait pas un centime au contribuable. Il n'y aura «aucune hausse d'impôt», a assuré François Fillon lundi soir. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a expliqué pour sa part ce mardi que la somme de 360 milliards d'euros n'était «pas un chèque» sorti «des caisses de Bercy» et que cela «n'aurait pas d'impact sur le budget des Français».

«Cet argent, il est sur les marchés aujourd'hui, il existe, simplement il ne va plus là où il y a besoin de liquidités», a affirmé Luc Chatel sur RFI. «L'Etat va emprunter sur les marchés pour pouvoir prêter de l'argent aux banques et, entre-temps, il va se rémunérer», a-t-il ajouté.

>> Pour comprendre comment fonctionne le plan de 360 milliards d'euros, cliquez ici

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a également indiqué ce mardi que le gouvernement a «construit le mécanisme» du plan de soutien aux banques «pour que non seulement cela ne coûte pas, mais pour que cela rapporte à l'Etat». «Aujourd'hui la garantie de l'Etat vaut beaucoup, parce que les gens savent qu'ils peuvent avoir confiance. Le taux auquel on (l'Etat, ndlr) va emprunter sera donc relativement bas», a expliqué la ministre. «En revanche, le taux auquel on va prêter (aux banques, ndlr) sera plus élevé. Si bien que, pour faire simple, entre les deux, on réalise une marge», a-t-elle ajouté.

Concernant le contrôle des déficits et de la dette publique prévu par le Pacte de stabilité, Christine Lagarde a déclaré qu'«il n'est pas question de laisser filer les déficits et d'interrompre le contrôle de la dépense publique».

«Il y aura un coût pour la collectivité»

Pour Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, «il y aura un coût pour la collectivité», car «entre le moment où l'Etat devra emprunter - il y aura forcement des intérêts sur cet emprunt -, et le moment où il est susceptible de se refaire une santé sur des parts de ces établissements financiers qu'il aura revendues, il se passera du temps».

Conformément au plan de l'Eurogroupe, l'Etat français a décidé d'accorder une garantie «payante» des prêts interbancaires à hauteur de 320 milliards d'euros et de consacrer jusqu'à 40 milliards d'euros à la recapitalisation des banques en difficulté. Nicolas Sarkozy doit retrouver ce mardi matin, pour la troisième fois en deux semaines, ses bénéficiaires, les dirigeants des banques et assurances du pays.

>> Qu'est-ce que le prêt interbancaire? Pour le savoir, cliquez ici?

Débat: êtes-vous rassuré par l'effet de ce plan de sauvetage des banques françaises et européennes sur la crise? Dites-le nous ci-dessous...
C. F. (avec agence)
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr