Economiste, mais aussi éditorialiste au New York Times, Paul Krugman a reçu hier le prix Nobel d'économie. Une récompense à la tonalité particulière en plein marasme boursier. « Ça s'annonce mieux qu'il y a cinq jours, mais la crise financière me terrifie », a déclaré le nouveau lauréat, qui se dit également « très content » de la réponse européenne à la crise.
Interventionniste, Krugman louait dans sa dernière tribune Gordon Brown, le Premier ministre britannique pour sa « clarté et [sa] détermination ». Il avait par contre critiqué la première mouture du plan Paulson, défavorable selon lui au contribuable américain. De manière plus générale, ce professeur de la prestigieuse université de Princeton est souvent à contre-courant des théories libérales, dans ses recherches comme dans ses éditoriaux. Il y fustige aussi régulièrement l'administration Bush, qu'il accuse de « se livrer à la tromperie ».