CRISE - Les membres s'engagent à empêcher toute faillite de banque importante, restaurer le flot du crédit, garantir aux banques un accès aux liquidités...
Faire front commun. George W. Bush a accueilli samedi à la Maison Blanche les grands argentiers du G7 pour discuter de la crise financière.«Chacun d'entre nous reconnaît qu'il s'agit d'une grave crise mondiale et, par conséquent, elle requiert une réponse sérieuse à l'échelle mondiale», a déclaré George W. Bush, à l'issue de la réunion, qui a duré une quarantaine de minutes.
Cette réunion fait suite au «plan d'action» en cinq points publié vendredi pour faire face à la crise financière internationale.
«Action urgente et exceptionnelle»
«Le G7 a convenu aujourd'hui que la situation actuelle appelle une action urgente et exceptionnelle», indique un communiqué publié au nom du G7 par le Trésor américain.
Dans le détail, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) s’engagent notamment à:
«Prendre des mesures décisives et utiliser tous les outils pour soutenir les institutions financières d'importance systémique et empêcher qu'elles ne fassent faillite». Par systémique, comprendre les banques dont la faillite aurait un effet domino sur d’autres.
«Travailler ensemble pour stabiliser les marchés financiers et restaurer le flot du crédit pour soutenir la croissance économique mondiale»
«Débloquer le crédit et les marchés monétaires afin d'assurer que les banques et les institutions financières aient un accès large aux liquidités et aux capitaux».
Faire en sorte que les banques puissent lever des capitaux «en des montants suffisants» auprès du secteur public, comme du secteur privé, «pour rétablir la confiance et leur permettre de continuer à prêter aux ménages et aux entreprises».
«Faire reprendre confiance aux déposants dans la sécurité de leur épargne, grâce à des garanties robustes et cohérentes des pouvoirs publics».
«Message extrêmement fort»
«Le fait de dire qu'on ne laissera aucune banque importante faire faillite est un message extrêmement fort, notamment de la part des Etats-Unis», a estimé la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde.
Par ailleurs, le secrétaire au Trésor U.S. Henry Paulson a indiqué que les Etats-Unis sont en étroite communication avec le Japon et la Chine sur la question des obligations d'Etat américaines, dont ces deux pays sont les plus gros détenteurs. Les Japonais sont actuellement les premiers acheteurs de bons du Trésor américains avec 578,7 milliards de dollars en juillet, devant les Chinois (518,7 milliards).
Si ces deux pays décidaient de se défaire massivement de ces titres ou de ralentir leurs achats, les Etats-Unis pourraient rencontrer des difficultés pour financer leurs déficits.
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