ECONOMIE - L'Europe se rapproche d'un plan d'action commun face à la crise. Un sommet va se tenir dimanche à Paris...
Un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Eurogroupe se tiendra dimanche à Paris afin de «définir un plan d'action conjoint de la zone euro et de la Banque centrale européenne face à la crise financière», a indiqué l'Elysée ce vendredi.
Après des semaines de zizanie et de chacun pour soi, les dirigeants européens se rapprochent donc d'une initiative commune de grande envergure face à l'aggravation continue de la crise financière.
Selon la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, une des pistes étudiées par l'Eurogroupe pour faire face à la crise pourrait être une entrée plus importante des Etats européens dans le capital des banques. Une recapitalisation qui n'est
pas envisagée en France pour le moment, selon elle.
La méfiance entre les banques au coeur de la crise
Le plan façonné par le Premier ministre britannique Gordon Brown prévoit à la fois une garantie d'Etat pour les prêts que se font les banques entre elles, afin d'éviter un assèchement de leurs liquidités, et une nationalisation partielle des groupes en difficulté.
La méfiance entre les banques, qui n'osent plus se prêter des fonds, est au coeur de la crise actuelle et paralyse le système financier.
Berlin en passe d'assouplir sa position
En agissant de la sorte, la Grande-Bretagne a un peu mis ses partenaires le dos au mur car s'ils ne s'alignent pas, leurs banques se retrouveront désavantagées par rapport aux établissements britanniques désormais protégés par le «parapluie» de la garantie d'Etat.
Le principal obstacle à une généralisation d'une telle formule était jusqu'ici l'Allemagne, qui bloquait toute tentative de plan européen et privilégiait des solutions nationales, par crainte de devoir financer les déboires bancaires des autres.
Un sommet dimanche à Paris?
Mais Berlin semble en passe d'assouplir sa position.
Le quotidien allemand «Die Welt» a affirmé ce vendredi que le gouvernement travaillait à un plan de sauvetage des banques nationales sur le modèle britannique. «Toutes les options imaginables» sont à l'étude, a commenté un porte-parole du gouvernement, sans toutefois confirmer.
Si cette intention se concrétise, elle dominera la rencontre que doivent avoir samedi le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel en France. Les chefs d'Etat des 27 se retrouvent en sommet mercredi et jeudi prochains à Bruxelles et ne veulent pas y arriver les mains vides.
Avec agence