Après une nouvelle semaine «noire» sur les marchés, tous les yeux sont rivés sur le G7

36 contributions
Publié le 10 octobre 2008.

CRISE - Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés ont commencé à réunir ce vendredi à Washington...

Alors que les marchés financiers ont connu une nouvelle semaine de dégringolade, tous les yeux semblent désormais rivés sur le G7. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) ont commencé à se réunir ce vendredi à Washington. Mission: présenter un front commun face à la crise financière.

Malgré les interventions successives des gouvernements et des Banques centrales, plus ou moins coordonnées, rien n'a suffi à restaurer la confiance sur les places boursières, qui n'ont connu que quelques rebonds techniques. Même le nouveau discours de George W. Bush, qui a assuré ce vendredi que les autorités américaines avaient les moyens de combattre la crise, n'a eu aucun effet. Wall Street est au contraire reparti à la baisse après cette intervention, qui n'annonçait aucune mesure en particulier.

«Arrêter de prendre des solutions au cas par cas»

Prévue de longue date dans le cadre des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, cette réunion du G7 est donc maintenant l'objet de toutes les attentions.

La priorité est d'«arrêter de prendre des solutions au cas par cas», a affirmé ce vendredi le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück avant le début de la réunion. Elle devait s'achever avec la publication d'un communiqué vers 19h (1h à Paris).

«Il ne faut pas imaginer qu'on aura une réponse harmonisée»

«Les marchés ne vont pas bien aujourd'hui (vendredi), ça c'est clair, c'est la raison pour laquelle il faut qu'on soit tous en concertation et en propositions», a souligné en écho la ministre française Christine Lagarde. Avant d'ajouter: «Chacun de nos marchés est différent en termes de taille, de réglementation, en termes d'acteurs, donc il ne faut pas imaginer qu'on aura une réponse harmonisée qui sera la même pour tout le monde.» Des principes communs donc, mais une méthode différente.

Les velléités de mise en place d'un fonds européen ont été tuées dans l'œuf par l'opposition de l'Allemagne. La principale initiative de l'Union européenne jusqu'à présent a été de relever le seuil minimal de garantie des dépôts bancaires des particuliers de 20.000 à au moins 50.000 euros en cas de faillite d'un établissement bancaire.

Engager la réflexion sur la refondation du système

Pour le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, la situation s'améliorera «quand les gens réaliseront que l'ensemble des crédits interbancaires (les prêts entre les banques, ndlr), qui atteignent un montant astronomique, est soutenu par les banques centrales et les gouvernements dans le monde entier».

Outre les mesures de soutien immédiat au système financier, le G7 devra également engager la réflexion sur la refondation de ce système après sa pire crise depuis celle de 1929. «Cette crise est un échec de la supervision, un échec de la régulation, un échec de la croyance que le marché peut se régler tout seul», a ainsi déclaré jeudi le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
C. F. (avec agence)
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
499.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr