ECONOMIE - La Grande-Bretagne s’est déjà convertie à cette méthode pour rassurer les marchés...
Sauve qui peut.
Le plan Paulson et ses 700 milliards de dollars n'ont pas suffi à calmer les marchés. Du coup, le gouvernement américain songe à une solution plus radicale, la nationalisation partielle des banques du pays comme
vient de le faire la Grande-Bretagne.
Selon le «New York Times», la recapitalisation de nombreuses banques est dorénavant l'option préférée en cours de discussion à Washington et Wall Street.
«Efficace et moins coûteux»
L'influent sénateur démocrate Charles Schumer estime qu'«une recapitalisation directe des banques américaines serait une façon efficace et moins coûteuse pour (remédier au problème) au gel des marchés du crédit».
Le secrétaire d'Etat au Trésor, Henry Paulson, semble s'être converti à l'idée: «Nous utiliserons tous les outils qui nous ont été donnés (dans le plan de sauvetage voté par le Congrès) pour la meilleure efficacité, y compris renforcer la capitalisation d'institutions financières de toutes tailles.»
Polémique
Nul doute cependant qu'une telle solution ferait pousser des cris tant à droite, où on s'accomode mal de la remise en cause du modèle libéral, qu'à gauche, où l'on est réticent à donner plus d'argent à des banquiers qui semblent avoir fait la preuve de leur incompétence.
L'Etat britannique avait proposé mardi aux banques
une entrée à leur capital à hauteur de 50 milliards de livres au total, ce qui se traduira par une nationalisation partielle pour celles qui recourront à cette option.
L'approche du plan Paulson est différente: il consiste à racheter aux banques leurs actifs «pourris» sans rentrer dans leur capital.
V.G.