CRISE - A Londres, une information sur un plan de recapitalisation, démentie ce mardi, fait plonger le cours de trois des quatre principales banques de la City…
Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les banques chancellent. Selon la BBC, les directeurs généraux de trois des quatre plus grosses banques britanniques se seraient même déplacés en personne pour demander 15 milliards de livres chacun (19,4 millions d’euros) au gouvernement britannique.
Panique à Londres
John Varley, le directeur de Barclays, dément. Il «n'a pas demandé de capitaux au gouvernement et n'a aucune raison de le faire». La Royal Bank of Scotland a également fait savoir qu'elle était bien capitalisée: «contrairement aux spéculations de la presse, elle n'avait pas fait de demande de capital au gouvernement», a précisé ce mardi un communiqué. Seule la Lloyds TSB a reconnu qu'elle «regardait actuellement» d'autres opportunités pour lever du capital.
Un vent de panique a néanmoins secoué la City après la diffusion de ces informations: au pire de la matinée, la Royal Bank of Scotland, la plus atteinte, a cédé près de 40% de sa valeur. Elle ne s'est pas vraiment remise en cours de journée, et perdait encore 22% dans l'après-midi.
Nationalisation en Islande
Lundi soir, le gouvernement islandais avait annoncé la mise en place d’un arsenal législatif lui permettant de prendre le contrôle du système bancaire du pays. Ce qu’il a commencé à faire dès ce mardi en nationalisant la deuxième banque du pays, la Landsbanki. La semaine dernière, l'Etat avait annoncé le rachat de 75% de la troisième banque islandaise, Glitnir, pour un montant de 600 millions d'euros.
En Allemagne, la banque allemande Hypo Real Estate a annoncé ce mardi la démission de son patron, Georg Funke. Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, avait jugé lundi «impensable de continuer à travailler avec la direction actuelle». Les problèmes de la banque, largement plus graves que prévu, avaient conduit dimanche soir à l’adoption d'un nouveau plan de sauvetage: le deuxième en moins d'une semaine. L’aide totale versée à la banque allemande se monte à 50 milliards d’euros.
Fusion en France
Enfin, outre-Rhin, la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire devraient officialiser dès mercredi leur projet de mariage. Les dirigeants des deux banques mutualistes, qui veulent fusionner les organes centraux tout en gardant les réseaux d'agences séparés, avaient approuvé ce lundi le «principe» de ce rapprochement. La reprise de Fortis Belgique et Luxembourg par BNP Paribas, qui creuse ainsi l'écart avec ses concurrentes françaises en devenant la première banque de dépôt de la zone euro, a précipité cette fusion à l'étude depuis l'automne 2006.
avec Agence