Lundi noir. Les Bourses du monde entier sont passées à deux doigts d'un krach hier. A Paris, le CAC 40 a connu la pire chute depuis sa création en reculant de 9,04 %. A Londres, le Footsie a atteint son niveau le plus bas depuis plus de quatre ans, tout comme le Dow Jones à Wall Street. Certaines Bourses, comme celles de São Paulo et Moscou, ont même dû suspendre la séance.
L'affairement des gouvernements depuis une semaine n'a pas apaisé les marchés et les a même déroutés, entre nationalisations, rachats d'investissements « pourris », prêts aux banques et garanties aux épargnants. « Quand on intervient massivement, on risque d'effrayer encore plus », estime Henri Sterdyniak, de l'Observatoire français des conjonctures économiques. « Les investisseurs sont réticents à croire qu'il y aura un effet rapide sur l'économie mondiale », confirme Patrick O'Hare, analyste pour Briefing.com. Ainsi, le dernier bulletin du gestionnaire d'actifs JP Morgan Asset Management doutait hier que le plan Paulson améliore le marché immobilier américain ainsi que les bilans des banques et réponde à leurs besoins de capitaux, trois facteurs à la racine de la crise.