L'adoption du plan Paulson par les Etats-Unis, vendredi, n'a guère rassuré les marchés. L'impact de la crise se fait chaque jour plus précis.
· Allemagne Alors que la chancelière Angela Merkel défend le chacun pour soi, elle travaillait hier d'arrache-pied pour éviter la faillite de la 4e banque du pays, Hypo Real Estate, afin de prévenir une éventuelle réaction en chaîne dans le pays. Un consortium de banques a refusé de lui prêter de l'argent, malgré une garantie de l'Etat pouvant aller jusqu'à 35 milliards d'euros. Dans un geste destiné à éviter tout mouvement de panique, le gouvernement a promis hier de protéger tous les dépôts d'épargne de particuliers.
· Belgique et Pays-Bas Le Premier ministre belge, Yves Leterme, a garanti hier une annonce sur le sort de la banque Fortis « dans les prochaines heures ». Il cherchait ainsi à rassurer les clients du bancassureur en difficulté plus que ses actionnaires. Depuis une semaine, les gouvernements belge et luxembourgeois restaient au chevet de Fortis, sur fond de réflexion entre une nationalisation de l'ensemble des activités belges de Fortis ou sa cession partielle à la banque française BNP Paribas. Vendredi, le gouvernement des Pays-Bas a nationalisé l'essentiel des activités néerlandaises du groupe, y compris le fleuron que représente ABN Amro.
· Espagne Le ministre de l'Economie, Pedro Solbes, s'est déclaré « préoccupé », hier, par l'« augmentation spectaculaire » du nombre de ménages n'arrivant plus à payer leurs crédits immobiliers.