Après le lundi noir, l'espoir renaît sur les marchés

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Publié le 30 septembre 2008.

CRISE FINANCIERE - Au lendemain du rejet du plan de sauvetage des banques américaines par les parlementaires, les Bourses européennes et américaines repassent dans le vert...

Au lendemain du rejet du plan de sauvetage des banques américaines par les parlementaires, les Bourses européennes et américaines repassent dans le vert.

20h47: Interrogé lors du journal de France 2, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, estime que l'Europe n'a pas «de raison d'imiter les Etats-Unis», dont le gouvernement a présenté un plan de sauvetage des institutions bancaires face à la crise financière. «Nous devons trouver ce qui est approprié pour nous», ajoute-t-il.

18h27: L'euro s'essouffle face au dollar, miné par la tempête financière et les spéculations de futures baisses des taux de la Banque centrale européenne (BCE). Vers 18h, l'euro valait 1,4080 dollar contre 1,4432 dollar lundi vers 23h.

18h03: François Fillon réitère son appel à «l'unité nationale» pour faire face à la crise financière, devant les parlementaires du Nouveau Centre, à Beaunes. «La situation réclame du sang-froid, de la ténacité», a-t-il lancé en clôture des journées parlementaires de la formation alliée de l'UMP au pouvoir. Et d’ajouter: «Il y a des moments dans la vie d'un pays où il faut faire bloc».

17h49: La Bourse de Londres termine en nette hausse, l'indice Footsie-100 des principales valeurs gagnant 83,68 points, soit 1,74% par rapport à la clôture de lundi, à 4.902,45 points.


17h39: La Bourse de Paris clôture en nette hausse, le CAC 40 grimpant de 1,99% à 4.032,10 points.


17h20: François Fillon
affirme à Beaune (Côte-d'Or), devant les parlementaires du Nouveau Centre, sa «conviction qu'aucune grande banque européenne ne devait être acculée à la faillite».

17h14: Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF, estime que le gouvernement doit «rendre des comptes» devant le Parlement au sujet de la crise financière, «à l'occasion d'une séance extraordinaire».

16h38: L'Etat français a considéré qu'il était de son «devoir» et de son «intérêt» de venir au secours, aux côtés des gouvernements belge et luxembourgeois, de la banque franco-belge Dexia, selon Christine Lagarde. Et d'enchaîner: le gouvernement a «toutes les raisons de penser» que le système bancaire français «est solide».

16h15: Les règles de concurrence de l'Union européenne n'empêchent pas le sauvetage, à coup de milliards d'euros, de banques européennes par les gouvernements, assure le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

15h36: la Bourse de New York rebondit à l'ouverture: le Dow Jones gagne 1,69% et le Nasdaq 2,61%.


14h50:
Le président américain George W. Bush déclare que le rejet par la Chambre des représentants du plan de sauvetage du système financier américain ne signifie pas «la fin» des efforts en vue de son adoption.

14h50: Le CAC 40 se maintient au-dessus des 3950 points (+0,11%).

14h15:
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, salue «la maturité bien supérieure», des autorités politiques mondiales par rapport aux grandes crises de 1929 et 1973.

14h00: L'indice de la Bourse de Bombay a rebondi de 2,1% à la clôture, après avoir plongé de 3,5% à son ouverture en raison du rejet du plan Paulson.

13h57: La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, espère que la Chambre des représentants américains accueillerait «favorablement» une nouvelle version du plan Paulson pour sauver le système financier aux Etats-Unis.

13h55:
«Tant que nous ne chercherons qu'une réponse nationale à la crise, nous serons à côté de la plaque. Tant que l'on fera croire que c'est à Paris que (...) pourraient se trouver les réponses à cette crise, on raconte des histoires, ce sont des balivernes», a déclaré François Bayrou sur France 2.

13h47:
Pour Benoît Hamon, candidat à la succession de François Hollande à la direction du PS, «le gouvernement donne l'impression de ne rien contrôler du tout» dans cette crise. L’eurodéputé est plus dur avec Nicolas Sarkozy qui, selon lui, «raconte à peu près n'importe quoi».

13h34: Le Premier ministre belge, Yves Leterme, estime que le système bancaire n'est pas encore sorti de la «zone de danger», tant en Belgique que dans d'autres pays d'Europe, alors que son gouvernement a déjà dû venir à la rescousse de deux établissements.

13h27: Nicolas Sarkozy recevra ce mardi à 17h à l'Elysée, avec le ministre du Travail Xavier Bertrand, une délégation de patrons européens conduite par l'ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière, annonce la présidence française.

13h17: La chancelière allemande Angela Merkel appelle à un vote du plan de sauvetage du secteur financier américain cette semaine, parce qu'il est «nécessaire pour restaurer la confiance des marchés».

12h57: Un petit point sur le CAC 40, qui stagne par rapport à la clôture de lundi, autour de 3950 points (-0,09%).

11h55: Les Bourses européennes souffrent moins que le Dow Jones du rejet du plan de sauvetage américain. A ce propos, rappelons que Pistol Pete a dégaîné. Le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a estimé lundi soir que les parlementaires américains «avaient perdu la tête». Il espère que les autorités européennes seront capables «d'éviter le genre d'irresponsabilité et d'esprit partisan que l'on a vu à Washington». Vu le branle-bas de combat dans tous les pays européens, la tête des gouvernants semble bien sur leurs épaules.

11h38: Comment expliquer le regain du CAC 40? Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities, interrogé par l'AFP, apporte deux pistes: «Les marchés reprennent l'espoir qu'une solution pourra être trouvée d'ici demain soir sur le plan de soutien aux banques» américaines. Et selon lui, «les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont très vite montré leur détermination à sauver Dexia.»

 

11h32: Revirement à la Bourse de Paris, qui repasse dans le vert en cette fin de matinée, le CAC 40 gagnant 0,20% et effaçant les pertes subies à l'ouverture (-2%). Le CAC n'est pas encore reparti comme en 40, mais voilà un signe très positif.

11h20: Le titre Dexia, suspendu mardi à l'ouverture, s'envole de plus de 13% à la reprise de sa cotation sur les Bourses de Paris et Bruxelles.
Visiblement, le renflouement du bancassureur par les pouvoirs publics belges, français et luxembourgeois a rassuré.

 

11h10: l'action Dexia grimpait de 13,47% à 8,17 euros et se hissait en tête des valeurs vedettes, dans un marché parisien en baisse de 0,67%. Elle avait plongé de 28,50% lundi, pénalisée par des rumeurs d'augmentation de capital.

11h08: Pendant ce temps, en Belgique, le ministre des Finances Didier Reynders explique que le gouvernement suit de près la situation de la banque néerlandaise ING et du bancassureur national KBC. Après le sauvetage de Dexia et Fortis, la loi des séries va-t-elle continuer?

11h05: Sonnée par le rejet du plan de sauvetage du secteur bancaire américain, la Bourse de Paris résiste. Le CAC 40 est en repli de 0,63% (à 3 928,74 points).

11h: Les deux dirigeants de la banque franco-belge Dexia, Pierre Richard et Axel Miller, ont démissionné de leurs fonctions. Le résumé du feuilleton Dexia est ici.

10h57 : Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, ont rouvert.


10h35: C'est la première bonne nouvelle de la journée: le Footsie 100 , l'indice vedette de la Bourse de Londres, évoluait dans le vert peu après l'ouverture, gagnant 0,60% à 4.847,59 points. Malgré des valeurs bancaires en berne, mais compensées par les minières et autres valeurs liées au tourisme.


Rappelons que l'Etat britannique a pris en charge lundi matin, près de 40 milliards de livres de prêts en cours de Bradford&Bingley, nationalisant partiellement cette banque. En prenant à son compte toutes les «hypothèques toxiques» de B&B dans le domaine de l'investissement locatif, Londres est tout simplement devenu le premier ministre du pays.

9h45: Le CAC 40, après avoir perdu 1,9% à 3878,28 points à l'ouverture, est actuellement à moins 1,15% à 3908.19 points. Euronext, à Bruxelles, où la cotation de Dexia est suspendue, est à 2519.88 points (soit -2.69%).

9h05: En Russie, on ne plaisante pas avec la crise financière. Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, ont suspendu les échanges dès l'ouverture mardi sur ordre du régulateur financier.

8h05: L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a lui terminé la séance de mardi sur une chute de 4,12%.


Parce que s'il y a une chose que les marchés détestent encore plus que l'incertitude, ce sont les mauvaises surprises. Le rejet du plan de sauvetage du secteur bancaire américain par la Chambre des représentants, lundi, tire toutes les places boursières un peu plus vers le fond.

Tôt ce mardi: A la mi-séance, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo plongeait de près de 5%, et ce n%u2019était pas mieux à Hong Kong.

«Le marché se demande désormais quand il touchera le fond», soupire un courtier de chez Nikko Cordial Securities, tandis que la Banque du Japon a annoncé mardi l'injection de 2.000 milliards de yens (13 milliards d'euros) dans le système bancaire du pays.

Chute historique à Wall Street

Lundi soir, la Bourse de New York a accusé une chute historique. Le Dow Jones a plongé en clôture de 6,98%, à 10.365,45 points. L'indice vedette de Wall Street a cédé 777,68 points: du jamais vu dans son histoire plus que centenaire (il faut cependant relativiser, en terme de pourcentage, on est loin du record du 19 octobre 1987 qui avait vu le Dow Jones dévisser de 22%).

L'indice Nasdaq, à dominante technologique, a cédé près de 10%. Au total, plus d'un trillion de dollars de capitalisation boursière s'est évaporé lundi. Un trillion, c'est mille milliards, soit un avec douze zéros derrière. En coupure de 1 dollars mis bout-à-bout (15 cm pour le billet vert) ça fait pile poile 150 millions de kilomètres, soit la distance Terre-Soleil.

Pas mieux en Amérique du Sud, avec la Bourse de Sao Polo qui a chuté de près de 10% lundi.

M.Gr. et P.B. (avec agence)
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