Le plan rejeté, Wall Street plonge… C’est l’apocalypse?
L’apocalypse politique peut-être, mais pas économique. Nous ne sommes pas dans une situation différente aujourd’hui de celle d’il y a deux jours ou une semaine. Avoir vendu ce plan en étant malhonnête, en disant que ne pas l’adopter serait catastrophique, et en jouant sur la peur, était une mauvaise approche.
Washington Mutal et d’autres en faillite, ce n’est pas la crise?
C’est une crise et un fort déclin, mais faire miroiter la grande dépression est absurde. La bulle de l’immobilier a éclaté et la situation du crédit est compliquée, mais ce n’est pas la dépression. On entend dire que le marché du crédit est complètement gelé, c’est juste faux. Et si Wall Street plonge, c’est surtout car les marchés attendaient une manne financière. Mais les fondamentaux n’ont pas changé.
Faut-il modifier ce plan pour le faire adopter?
Il faut repartir de zéro, tranquillement. Ce plan, demander 700 milliards dans l’urgence, n’était pas la solution. Il faut réunir des économistes et des politiques au lendemain de la présidentielle le 4 novembre et travailler ensemble, examiner toutes les possibilités. Comme ce qui s’est passé en Suède dans les années 90, avec une injection de capital dans les banques.
Les Américains doivent-ils être inquiets?
Les gens sont concernés par une chute des marchés, notamment par leurs fonds de retraite. Mais utiliser cet argument pour faire passer un mauvais plan n’est pas une réponse.