BOURDE - Le nouveau patron de Fortis s’est fait piéger par la foule de photographes qui l’attendait devant...
Une partie du
projet de sauvetage du bancassureur belgo-néerlandais Fortis, présenté dimanche soir, a été révélé plusieurs heures avant
l'annonce officielle, suite à une bévue du patron fraîchement nommé du groupe.
Filip Dierckx arrive dimanche soir, un peu après 19h, au 16 rue de la Loi, l'adresse bruxelloise du Premier ministre Yves Leterme, où des membres des gouvernements belge et néerlandais ainsi que des banquiers centraux entrent et sortent depuis plusieurs heures déjà pour des discussions de crise.
Surprise
L'homme, nommé vendredi soir à la tête de Fortis, a un dossier sous le bras, surmonté d’une feuille. Assailli par les journalistes, il décline tout commentaire, mais sur les clichés des photographes, surprise: le texte de la feuille supérieure est clairement lisible.
Un texte raturé, annoté, mais en haut duquel est écrit en anglais «communiqué de presse». Suivent les grandes lignes du
projet de sauvetage, parfois sans encore tous les détails. Mais on parle déjà d'une «action concertée des gouvernements du Benelux», avec des investissements chiffrés à 2,5 milliards d'euros pour le Luxembourg (comme dans la version finale) et 4,5 milliards pour la Belgique (ce sera finalement 4,7 milliards).
Confirmé quatre heures plus tard
Dans ce texte aussi, l'idée que «Fortis vend sa part dans ABN Amro pour XX milliards d'euros à XX» (le premier XX est raturé avec un 10 ajouté au-dessus à la main). Et le fait que Maurice Lippens, le président du conseil d'administration, a démissionné.
Tous ces éléments seront finalement
confirmés lors d'une annonce officielle par Yves Leterme, flanqué des ministres des Finances belge Didier Reynders et néerlandais Wouter Bos. Mais il faudra attendre 23h30.
V.G. (avec agence)