Une première. En prévoyant de débloquer 700 milliards de dollars pour racheter les créances douteuses des banques, le plan du secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson constitue une intervention, unique dans l'histoire américaine, de l'Etat dans le secteur privé. Et, de fait, il a dû faire face aux réticences de certains parlementaires républicains.
Mais, hier soir, les chefs de file du Congrès américain et la Maison-Blanche affirmaient s'être entendus sur les modalités du plan qui sera soumis au vote ce matin, avant l'ouverture des marchés boursiers. Et l'engagement très net de George W. Bush, qui a averti samedi qu'une panne du système financier se traduirait par « des difficultés financière pour nombre d'Américains ». Et, peut-être, d'Européens. Ce week-end, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a exhorté les responsables américains à se mettre d'accord. « Les banques européennes, qui commencent à naviguer en eaux troubles, souffrent de cette incertitude », a-t-il averti.