AUTOMOBILE - La CGT a appelé à une journée d'actions...
On en sait plus sur
le plan de suppressions d'emploi chez Renault. Le plan concerne 2.000 emplois dans les filiales européennes de Renault, dont 900 en France, concerne au total 19 pays, selon la CGT. La direction du groupe précise qu'il ne touchera que des effectifs non directement liés à la production.
Ce plan s'ajoute aux 4.000 départs volontaires annoncés en juillet sur les sites français, dont
1.000 à l'usine de Sandouville (Seine-Maritime). Outre la France, le plan aura un impact en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne, «globalement à peu près partout», en particulier sur la partie commerciale, a déclaré un représentant de la CGT.
Blocage jeudi matin
Pour la France, une autre source syndicale avait indiqué à l'AFP début septembre que seraient notamment touchées: Sovab à Batilly (Meurthe-et-Moselle), Maubeuge Construction Automobile (Nord), la Société des Transmissions Automatiques (STA) à Ruitz (Pas-de-Calais), la Française de Mécanique à Douvrin (Pas-de-Calais) ou encore RCI Banque, la financière du groupe Renault à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Des salariés grévistes de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), près du Havre, où 1.000 emplois doivent être supprimés, ont bloqué ce jeudi matin l'accès à la zone industrialo-portuaire du Havre. Ces salariés ont mis en place dès 5h30 des barrages aux ronds-points qui desservent cette zone où se situent Renault et d'autres entreprises, provoquant d'importantes difficultés de circulation.
«Faire pression»
«L'idée est de dire aux autres patrons de faire pression sur Renault pour qu'il revienne sur son plan», a affirmé Alain Richeux, secrétaire du syndicat CGT de Renault. L'usine Renault de Sandouville est entrée jeudi dans son troisième jour de grève contre la suppression de mille emplois et le chômage économique qui doit fortement affecter le site au troisième trimestre.
Selon l'organisation du travail présentée mardi par la direction pour octobre et novembre, une seule équipe au lieu de deux travaillera sur le flux fabriquant la nouvelle Laguna tandis que le flux Espace/Vel Satis sera arrêté dix jours.
La CGT, rejointe suivant les cas par la CFDT, Sud, FO ou la CFE-CGC, a également lancé des appels à des débrayages, pour la plupart d'une heure, dans d'autres usines Renault en France comme à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), au Technocentre de Guyancourt (Yvelines), et au Mans.
Avec agence