EDF est parvenu hier à mettre la main sur le marché du nucléaire britannique en achetant British Energy (BE) pour plus de 15 milliards d'euros, la plus grande opération de son histoire. Avec BE, qui possède huit des dix centrales nucléaires du pays, EDF, qui exploite 58 réacteurs en France, accède à un marché nucléaire prometteur. Il prévoit d'ailleurs de construire quatre réacteurs de troisième génération EPR (réacteur pressurisé européen) sur deux sites de BE. Mais le coût de ce rachat suscite des craintes, notamment chez les salariés, qui le jugent « trop élevé ». FO redoute les conséquences de l'opération pour les salariés. La CGT et la CFDT réclament à la direction des « engagements » pour le personnel et les usagers.