Crise financière: Bush assure que le plan de sauvetage sera «solide»

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Publié le 24 septembre 2008.

ECONOMIE - Un bras de fer s'est engagé entre l'administration Bush et le Congrès...

Son annonce avait fait plonger les places boursières dans l'euphorie. Son retard les fait retomber dans l'anxiété. Le plan de sauvetage des banques américaines est désormais en difficulté au Congrès américain face à l'hostilité de nombreux parlementaires.

George W. Bush a admis ce mercredi que le plan de sauvetage du système bancaire proposé par son administration provoquait des débats houleux au Congrès américain, mais a promis un projet solide quand «tout aura été dit». La veille, la Maison Blanche avait assuré avoir depuis «des mois» dans ses tiroirs ce plan. «Ce n'est pas un plan qui a été conçu ou monté à la hâte. Il y a eu une énorme somme d'analyses, de débats et de discussions avant que nous ne (le) présentions», a indiqué un porte-parole, Tony Fratto.

«Cela ne va pas marcher»

Pendant qu'à New York les dirigeants de la planète évoquaient à l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU la crise qui secoue les marchés financiers, un influent sénateur a jugé mardi que le plan préparé par l'administration Bush n'était pas «acceptable» en l'état.

«Cela ne va pas marcher», a déclaré le président de la commission bancaire du Sénat, le démocrate Chris Dodd. Le plan du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, prévoit de débloquer 700 milliards de dollars afin d'éponger les créances douteuses accumulées par les banques dans l'immobilier. «Nous pourrions très bien dépenser 700 milliards de dollars ou 700.000 milliards et ne pas résoudre la crise», a renchéri son collègue Richard Shelby. Avant que je signe quelque chose de cette ampleur, je veux savoir que nous avons épuisé toutes les solutions de rechange raisonnables», a-t-il ajouté.

Tentant de rassurer, le patron de la banque centrale américaine s'est dit convaincu de l'efficacité du plan de sauvetage. «Le Congrès doit agir d'urgence pour stabiliser la situation et éviter ce qui autrement pourrait avoir de très sérieuses conséquences pour nos marchés financiers et notre économie», a imploré Ben Bernanke.

«Ce n'est pas un plan qui a été conçu ou monté à la hâte»

Henry Paulson a plaidé dans le même sens, appelant les parlementaires à dépasser les clivages politiques à l'approche de l'élection présidentielle américaine. Il a précisé que son plan s'adresserait aussi aux banques étrangères actives aux Etats-Unis.

En attendant, les tractations se poursuivent sur le marché bancaire mondial. Lundi, la méga-banque japonaise Mitsubishi UFJ a annoncé son intention de voler au secours de sa consoeur américaine en détresse Morgan Stanley, dont elle va acheter jusqu'à 20% du capital. Quant à l'investisseur américain Warren Buffett, il va investir 5 milliards de dollars dans Goldman Sachs et pourrait doubler sa mise à tout moment dans les cinq ans.
C.F. (avec agence)
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