ECONOMIE - Elles sont reparties à la baisse ce mardi matin...
Les Bourses sont reparties à baisse lundi et ce mardi, les investisseurs commençant à avoir des doutes sur l'efficacité du plan de sauvetage du secteur financier américain.
A Paris, le CAC 40 cédait 1,50% à 4.160,09 points à 10h15, dans un marché qui s'interrogeait sur les modalités concrètes du plan de sauvetage des marchés financiers. L'indice vedette de la place parisienne avait déjà cédé 2,34% lundi, loin de l'euphorie de vendredi, lorsque la place parisienne avait signé un gain historique de 9,27%, une hausse journalière record depuis sa création il y a vingt ans.
Places financières asiatiques moroses
A la même heure, le Dax abandonnait 0,61% à Francfort et le Footsie lâchait 1,57% à Londres. Ces deux indices avaient eux aussi déjà perdu du terrain lundi, après avoir fortement rebondi vendredi. Toujours à 10h15, le RTS de la Bourse de Moscou perdait 1,69% et l'Eurostoxx 50 abandonnait lui 1,07%.
Globalement, les places financières asiatiques étaient également moroses mardi. A Hong Kong, l'indice Hang Seng perdait 2,68% en milieu de séance, tandis qu'à Shanghai, l'indice composite cédait 0,94%. La Bourse de Tokyo est quant à elle fermée en raison d'un jour férié.
Le plan ne soulagera que provisoirement l'économie
Les Bourses européennes, tout comme Wall Street, sont également reparties à la baisse lundi, reprenant leur souffle après une fin de semaine euphorique, marquée par l'annonce aux Etats-Unis d'un vaste plan de reprise des actifs douteux des banques.
Le gouvernement américain a commencé lundi à négocier avec le Congrès l'approbation d'un plan de 700 milliards de dollars destiné à assainir Wall Street. La majorité démocrate du Congrès a indiqué espérer un vote rapide sur ce plan de renflouement sans précédent, même si les deux candidats à l'élection présidentielle ont, de leur côté, exprimé des réserves.
Selon David Rosenberg, économiste en chef pour l'Amérique du Nord chez Merrill Lynch, le plan de sauvetage préparé par l'administration américaine ne soulagera que provisoirement les tourments actuels de l'économie.
Aussi cher qu'une «nouvelle guerre en Irak»
«Nous ne pensons pas que cela changera beaucoup la donne, à savoir que l'économie américaine est en récession et va probablement le rester», écrit-il dans une note intitulée «Le capitalisme prend un congé sabbatique».
«Au mieux (le plan de sauvetage) ne fait qu'éviter le pire des scénarios: l'effondrement total du système financier mondial et une profonde récession planétaire», poursuit-il, en notant que le coût du plan de renflouement revient pour les Etats-Unis «à se lancer dans une nouvelle guerre en Irak».
Avec agence