ECONOMIE - Le Président se rend lundi et mardi à New York...
Nicolas Sarkozy se rend ce lundi et mardi à New York pour participer au grand raout diplomatique annuel de l'assemblée générale des Nations unies, dans un climat plombé par la crise financière américaine et ses répercussions prévisibles sur l'économie européenne.
Même si ce thème ne figure pas à l'agenda de la réunion onusienne, le chef de l'Etat et président en exercice de l'Union européenne (UE) devrait profiter de sa présence dans le pays au centre de la tourmente internationale pour rompre
le silence inédit, et largement critiqué, qu'il s'est imposé depuis plus d'une semaine sur les questions économiques.
«Prudence de Sioux»
Lors d'un déplacement jeudi dans le Jura, Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs confié qu'il pourrait «peut-être» en dire quelques mots avant son grand discours de «mise en perspective» économique, jeudi à Toulon. «Très clairement,
il est en situation d'analyse», a précisé la ministre de l'Economie Christine Lagarde dimanche.
Selon son entourage, le président devrait toutefois rester en Amérique d'une prudence de Sioux. Devant l'assemblée générale mardi, il évoquera en termes très généraux «la situation mondiale extrêmement difficile», caractérisée par «des économies à la croissance très faible à l'ouest et atteinte dans les pays émergents», pronostique-t-on à l'Elysée.
Avant son intervention devant l'assemblée générale mardi, le président français prendra la parole une première fois ce lundi matin au quartier général de l'ONU lors d'une séance consacrée au développement en Afrique.
Double casquette franco-européenne
Sur l'onde de choc causée par les faillites en cascade d'établissements financiers américains, il devrait rester publiquement tout aussi mesuré. «C'est un sujet qui ne se traite pas vraiment sur la place publique mais plutôt dans des concertations permanentes et discrètes entre les décideurs de premier rang», plaide un proche conseiller, «il faut être extrêmement prudent dans le maniement des mots quand on touche ce genre de sujets».
Ainsi Nicolas Sarkozy devrait-il se contenter de réciter son antienne sur la «moralisation du capitalisme financier». Comme l'an dernier devant la même enceinte, mais avec cette fois sa double casquette franco-européenne.
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Avec agence
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