La planète financière retient son souffle face au risque de contagion

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Publié le 16 septembre 2008.

Les clients de Lehman ne sont pas des particuliers mais d'autres banques et des investisseurs. D'où la crainte de contagion. Hier, la Bourse de Paris a violement chuté tandis que s'abattait un climat de méfiance et de rumeurs. Les 639 milliards d'euros d'actifs de Lehman Brothers « représentent 4,6 % du produit intérieur brut américain. C'est énorme. En cas de liquidation, il y aura un impact sur tous les marchés », analyse Agnès Bénassy-Quéré, directrice du Centre français d'étude et de recherche en économie internationale (Cepii).

Hier, chacun passait ses comptes au peigne fin pour voir s'il détenait du Lehman. Et les banques se serraient les coudes. Tandis que Bank of America avalait Merrill Lynch, un fonds « coups durs » de 70 milliards de dollars était lancé. Les banques centrales, elles, surveillent les conditions d'emprunt entre banques. « D'autres défaillances sont possibles, a estimé, hier, l'ancien patron de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan. Mais la défaillance en soi n'est pas un problème. Tout dépend comment la liquidation est menée. »

A. B. - ©2008 20 minutes
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