Faute de kérosène, les avions d'Alitalia pourraient être cloués au sol dès ce matin. Hier, des négociations entre les repreneurs, les syndicats et le gouvernement se poursuivaient pour éviter que la compagnie italienne ne se retrouve en cessation de paiement. Elle vit en effet sous perfusion de l'Etat. Si des entrepreneurs italiens sont disposés à la relancer, les syndicats s'opposent sur les rémunérations ainsi que le contrat unique prévus par le plan de sauvetage.
Une faillite d'Alitalia serait un revers pour le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, qui avait promis durant la dernière campagne qu'il trouverait des repreneurs italiens, après l'échec de la tentative d'Air France-KLM, qui s'était heurtée à l'hostilité des syndicats en avril.