La ministre de l'Economie a réclamé hier des explications à l'industrie pétrolière, sur France inter. Alors que le baril de brut frôlait les 98 dollars, en chute libre après le record du 3 juillet à 144,22 dollars, Christine Lagarde s'est étonnée que le prix de l'essence ne diminue pas au moins aussi vite que celui du gazole. Depuis début juillet, la baisse des prix hors taxes atteint seulement 11 % pour le gazole et 6,5 % pour l'essence, selon les données mensuelles moyennes fournies par l'Union française des industries pétrolières (Ufip). D'où une faible variation à la pompe, de 5 centimes pour l'essence et de 10 centimes pour le gazole entre juillet et septembre.
Un décalage qui s'explique, a rétorqué hier l'Ufip. D'une part, « le prix de l'essence était très bas début juillet » du fait d'un recul de la demande américaine. La hausse qui a suivi est donc « un rééquilibrage naturel ». D'autre part, l'or noir ne constitue en réalité qu'une petite partie du prix TTC du carburant.