« Au premier signe de ralentissement, les entreprises enclenchent le frein à main sur les embauches. » Le taux de chômage publié hier, de 7,2 % au deuxième trimestre - comme au premier -, n'est pas une surprise pour Alexander Law, de l'institut Xerfi. Bercy a beau se dire rassuré, ce calme plat inquiète les économistes. La stabilisation du chômage, après deux ans de baisse (voir ci-contre), s'accompagne d'un recul de la croissance de 0,3 % et de la destruction de 12 200 emplois. Premières victimes, les catégories les plus fragiles du marché : les jeunes, les femmes et les seniors.