Défendre la mission de service public de La Poste et l'emploi de ses 280 000 collaborateurs (dont 60 % sont fonctionnaires) : tels sont les objectifs des syndicats qui dévoileront aujourd'hui la date de leur grève nationale unitaire pour protester contre le changement de statut de La Poste. Celle-ci devrait devenir une société anonyme dès janvier 2010 et ouvrir son capital au privé un an plus tard.
Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a exposé ce projet au gouvernement à la fin de la semaine dernière afin d'obtenir son aval sur ce dossier. Et pour déminer les inquiétudes des syndicats, qui craignent la privatisation progressive de l'entreprise publique, il a répété que l'Etat resterait « très largement majoritaire » dans le capital de l'entreprise et que ses missions de service public seront « inchangées ». Sans pour autant les convaincre : « On peut s'attendre à une hausse des tarifs postaux, à un abandon de certaines activités du groupe, à une baisse de la présence postale sur le territoire et à de réelles menaces sur l'emploi », a confié à 20 Minutes Jean-François Dannely, secrétaire de la fédération CGT des activités postales.