TRAVAIL - Il y a plus de chômeuses et certains secteurs restent très masculins selon une enquête de l’Insee publiée ce mercredi...
Ce n’est toujours pas simple d’être une femme sur le marché de l’emploi. Sans tomber dans la caricature, la parité au travail n’est pas encore une réalité selon l’Insee qui a publié ce mercredi
«Une photographie du marché du travail en 2007».
Ainsi,
les femmes sans emploi au sens du BIT sont donc plus nombreuses que les hommes, (8,5% contre 7,4%) et ce, à tous les âges. Pour Corinne Prost, chef de la division Emploi de l'Insee, ce taux de chômage féminin est intimement lié au fait que «les femmes restent globalement moins diplômées que les hommes».
La construction et l’industrie, des bastions masculins
De plus, certaines catégories socio-professionnelles demeurent des bastions masculins comme la construction et l’industrie. Ces secteurs emploient plus de trois hommes sur dix, contre une femme sur dix. « Les disparités hommes-femmes sont toujours d’actualité. Une forme de ségrégation est encore présente dans certains secteurs très masculinisés», confirme Corinne Prost à 20minutes.fr.
Hommes et femmes n’occupent pas non plus les mêmes emplois: selon l’Insee «près de la moitié des femmes sont employées, contre seulement 13% des hommes, tandis que 35% des hommes sont ouvriers, contre seulement 8 % des femmes».
Quant aux cadres, sans surprise, leur proportion demeure plus élevée chez les hommes: ils représentent 18% de la gent masculine, contre 13% des femmes.
Le temps partiel : une organisation du travail au féminin?
L’Insee affirme aussi que «30% des femmes sont à temps partiel contre 5,7% des hommes». Très répandu parmi les femmes, qui occupent 82% de ces emplois, le temps partiel est-il pour autant subi? «Pour deux tiers des femmes, il s’agit d’un choix», tempère Corinne Prost. «En revanche, il en reste un tiers qui aimeraient travailler davantage.»
Enfin, l’étude révèle que 76% des inactifs entre 15 et 64 ans sont des femmes, (sans prendre en comptes les étudiants et les retraités) dont une partie n'a jamais travaillé et vit en couple. «On a peu d’hommes au foyer», reconnaît Corinne Prost. Alors, à quand 50% d’hommes «inactifs»?
Valérie Zoydo