TRANSPORTS - Jean-Louis Borloo a officialisé mardi à Rennes le projet de ligne à grande vitesse ferroviaire...
Jean-Louis Borloo a officialisé mardi à Rennes le projet de ligne à grande vitesse ferroviaire qui doit permettre en 2014 de relier Paris à Rennes en 1h27 et à Brest en trois heures pour un coût évalué à 3,4 milliards d'euros.
«C'est génial, nous allons mettre le fin fond de la Bretagne à trois heures de Paris», s'est félicité le ministre en signant en gare de Rennes le protocole d'intention entre l'Etat, Réseau Ferré de France et les régions Bretagne et Pays-de-La-Loire. «C'est un projet emblématique du
Grenelle de l'environnement», a ajouté M. Borloo.
2 milliards d'euros pour l'Etat
Une nouvelle ligne de 182 km sera construite entre Rennes et Connéré (Sarthe), à 20 km à l'ouest du Mans où s'arrête l'actuelle
ligne rapide du TGV Atlantique entrée en service en 1989. Son objectif déclaré est de réduire le temps de voyage entre Paris et Brest ou Quimper à trois heures contre plus de quatre actuellement, de gagner 37 minutes avec Rennes et 8 mn avec Nantes ou Angers.
Les travaux doivent débuter en 2010, pour une mise en service «si possible» en 2014, a précisé M. Borloo. Interrogé sur la participation financière de l'Etat dans ce projet, il a répondu qu'avec Réseau Ferré de France, elle se montait à «2 milliards d'euros». A l'ouverture de la ligne grande vitesse, la SNCF prévoit d'accroître le nombre d'allers-retours entre Paris et Brest ou Quimper, tablant sur une augmentation de 10% du trafic pour arriver à 21,2 millions de passagers.
Le train pendulaire abandonné
Sur les liaisons à partir de Rennes vers Brest ou Quimper, la technique du
train pendulaire a été abandonnée à la fin 2007 car elle a été jugée trop coûteuse. Parmi les alternatives envisagées et encore à l'étude, figurent désormais la mise en place de rames TGV Duplex, le ripage de courbes, la suppression de passages à niveaux et l'augmentation de la puissance électrique.
V.G. (avec agence)