ECONOMIE - C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy en marge d'un déplacement à Batz-sur-Mer...
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé ce jeudi à Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique) que la France ne signerait pas l'accord «sur la table» à l'OMC «s'il n'est pas modifié». D'accord, pourtant, il n'y en a pas encore eu entre les 35 pays
réunis depuis lundi au siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Suisse).
Les négociations entre les sept plus grands acteurs sont entrées dans une phase difficile la nuit dernière. Les responsables du commerce des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Inde, du Brésil, du Japon, de l'Australie et de la Chine ont poursuivi leurs discussions jusqu'à près de quatre heures du matin, sous la coordination du directeur de l'OMC, Pascal Lamy, pour tenter de parvenir à un accord sur les principaux points du cycle de Doha, démarré il y a sept ans.
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Ils essayaient toujours péniblement ce jeudi de rapprocher les positions. «Nous faisons des progrès sur les produits sensibles, la baisse des subventions agricoles, plusieurs questions, mais il y a toujours d'importantes améliorations à faire», a déclaré le ministre du Commerce indien, Kamal Nath, à la sortie de la réunion du comité des négociations commerciales qui rassemble les 153 pays membres.
«Après beaucoup de travail très difficile, certaines questions sont plus proches d'une solution, d'autres sont plus claires et mieux comprises, mais il y a encore du chemin à faire», a pour sa part affirmé le négociateur européen Peter Mandelson. Mais, a-t-il ajouté, «je pense que nous devrions arriver au bout».
Le directeur général Pascal Lamy a en outre dû faire face ce jeudi matin à la fronde de huit délégations (Suisse, Indonésie, Argentine, Kenya, Ile Maurice, Turquie, Egypte et Taiwan) qui se sont plaintes de la décision de réunir un comité restreint à sept ministres. «En faisant cela, vous avez laissé nombre d'entre nous, ministres, dans la salle d'attente», a déploré la ministre suisse de l'Economie, Doris Leuthard.
Les produits industriels au menu
Néanmoins, Pascal Lamy a décidé de reprendre les réunions en comité restreint dès jeudi après-midi. Parmi les sujets actuellement sur la table des discussions, l'ouverture des marchés des pays en développement aux produits industriels des pays du nord est une épine dans le pied des négociateurs.
Réunis dans le groupe «Nama 11», certains des pays en développement, comme l'Argentine et l'Afrique du sud, ont adopté une position particulièrement dure, refusant toute concession sur un abaissement des droits de douane qui mettrait en danger leurs industries naissantes.
Avec agence