Moins connu que le microcrédit pour la création d'entreprise, le « crédit projet personnel » se développe en France. Depuis 2005, 2 500 personnes en ont bénéficié. Comme son pendant professionnel, il permet aux personnes exclues du système bancaire d'emprunter jusqu'à 3 000 euros sur 36 mois. « Ces crédits servent à acheter une voiture pour retrouver un emploi, à suivre une formation ou à épurer des dettes de loyer, précise François Soulage, le président du Secours catholique, précurseur dans ce domaine. Seulement 5,96 % des 643 prêts que nous avons suivis n'ont pu être remboursés. » Ce serait donc une « réponse adaptée » pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion. Afin de favoriser son développement, une étude présentée hier préconise de créer des conventions avec les banques, de former les travailleurs sociaux à cette nouvelle forme d'accompagnement ou d'alléger les formalités de constitution des dossiers. Certaines de ces propositions pourraient être reprises dans le projet de loi sur l'insertion que Martin Hirsch doit présenter début juillet. Notamment, lever les interdits bancaires pour que les personnes ayant connu des difficultés ne restent pas fichées à vie.