Le Premier ministre a assuré hier qu'il était toujours « ouvert » aux discussions et que la durée légale du travail restait les 35 heures. A condition de ne pas sortir du cadre défini par le projet gouvernemental : la renégociation, entreprise par entreprise, des accords sur le temps de travail, et la fixation libre du volume d'heures supplémentaires et des repos compensateurs. François Fillon s'est dit convaincu que « la rigidité des 35 heures est antiéconomique et antisociale ». Voilà qui ne devrait pas calmer le mécontentement des syndicats. Mercredi, ils ont unanimement affiché leur opposition à l'issue d'une réunion avec le ministre du Travail, même le Medef. Au cours de celle-ci, Xavier Bertrand a dit « assumer pleinement » ces divergences. Le gouvernement fera-t-il fi de ces oppositions ? En tout cas, ce projet de loi sera présenté au Conseil des ministres mercredi prochain, au lendemain de la journée d'action des syndicats (CGT-CFDT). Et le texte sera débattu au Parlement le 1er juillet en session extraordinaire.