L'Europe n'a pas de solution miracle pour les pêcheurs. C'est ce que la Commission a expliqué hier à une délégation de marins, alors que deux cents pêcheurs, en majorité français et italiens, manifestaient dans le quartier des institutions européennes pour protester contre la hausse du prix du carburant. « Nous prônons la restructuration du secteur à moyen terme », a indiqué Nathalie Charbonneau, la porte-parole du commissaire à la Pêche, Joe Borg. En revanche, l'exécutif européen est prêt à faire preuve de souplesse pour permettre aux gouvernements d'aider leurs pêcheurs à s'adapter. Pas question, pour autant, d'une subvention du prix du gazole.
Une réponse qui n'est pas pour plaire aux professionnels de la mer, qui attendaient hier des cars acheminant de 5 000 à 6 000 collègues, depuis la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal. « C'est parti de la base, c'est elle qui s'est soulevée. Nous, des aides, on n'en veut pas, on veut vivre de notre métier, et pour ça, il faut un carburant à 40 centimes d'euro » le litre, a déclaré Didier Volant, un pêcheur français venu d'Arcachon (Gironde).