La controverse sur les biocarburants et les subventions agricoles a dominé, hier, l'ouverture à Rome du sommet de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Ils sont accusés d'avoir contribué à la flambée des prix qui a provoqué des émeutes en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie. Les premiers remplaceraient les cultures d'alimentation, tandis que les deuxièmes casseraient les prix dans les pays pauvres, où les producteurs locaux se retrouvent hors jeu.
L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) évalue à 214 milliards d'euros les subventions versées par ses trente-six pays membres à leurs paysans. L'Union européenne arrive en tête, avec 110 milliards d'euros versés en 2006, devant le Japon (32 milliards) et les Etats-Unis (23 milliards). Mais la fin des subsides ne sera possible que si les pays l'acceptent au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Totalement bloquées depuis deux ans, les négociations sont d'autant plus compromises que les Etats-Unis viennent d'adopter un plan massif d'aide à leurs agriculteurs.