Les grands patrons français ont gagné 58% de plus en 2007

ECONOMIE – A leur salaire fixe s’ajoutent des bonus, stock-options et dividendes…

Sa C

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Une vague de nouveaux dirigeants prend actuellement la relève à la tête des grandes entreprises françaises, comme L'Oréal, Schneider Electric ou Auchan, mettant fin au règne d'une ancienne génération de patrons qui ont marqué l'histoire économique française.

Une vague de nouveaux dirigeants prend actuellement la relève à la tête des grandes entreprises françaises, comme L'Oréal, Schneider Electric ou Auchan, mettant fin au règne d'une ancienne génération de patrons qui ont marqué l'histoire économique française. — Pierre Verdy AFP/Archives

Ils battent un nouveau record. En 2007, les grands patrons du CAC 40 ont gagné 58% de plus qu’en 2006, affirme mardi «L’Expansion». Une jolie augmentation due en partie aux nombreux avantages (bonus, stock-options, dividendes et jetons de présence) qui s’ajoutent à leur salaire fixe.
 
Selon «L’Expansion», le patron le mieux loti en termes de salaire fixe est Jean-Paul Agon, à la tête du groupe l’Oréal, avec 2 millions d’euros sur l’année 2007. Il est suivi par Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, qui a engrangé 1,7 million d’euros sur l’année et de Gérard Le Fur, dont la promotion au poste de directeur général de Sanofi-Aventis, le 1er janvier 2007, lui a permis de gagner 1,36 million d’euros de salaire minimum.
 
161 millions d’euros gagnés en 2007
 
A ces salaires fixes s’ajoutent des bonus non négligeables. Par exemple, Bruno Lafont, propulsé à la tête du groupe Lafarge en 2007, a récolté près de 2 millions d’euros de bonus. C’est 62% de plus que ceux perçus en 2006. François-Henri Pinault, du groupe PPR, a engrangé 1,38 million, soit une hausse de 50% par rapport à l’année précédente.
 
«L’Expansion» détaille ainsi salaire fixe, bonus, plus-value et autres dividendes. Au final, un total record pour les 40 patrons du CAC: 161 millions d’euros engrangés en 2007, contre 102 millions en 2006, affirme le magazine. «Le gain moyen par tête atteint 4 millions et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options», selon «L’Expansion». Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs revenus en 2007: Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions.» De quoi se préserver de l’inflation.

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