Les clients des hypermarchés ne sont pas en mal de médicaments. Alors que le patron de Super U, Serge Papin, affirmait mercredi sur France Info que ses clients «ne comprennent pas» le monopole des pharmacies, un sondage réalisé pour «20 Minutes» montre le contraire. La grande distribution, avec les magasins Leclerc en tête, souhaite pouvoir vendre les 200 à 300 médicaments que les pharmaciens pourront mettre «devant le comptoir» à partir de mai. Une ordonnance n'est pas obligatoire pour ces produits dont la liste n'est pas encore arrêtée. Mais les hypers affirment qu'ils vendraient moins cher ceux qui ne sont pas remboursés.
«Ils sont d'accord quand ils savent ce qu'ils ont, pour des maladies connues, mais dès qu'il y a un risque, il n'est plus question d'automédication», analyse François Miquet-Marty, directeur de l'institut de sondage, Viavoice. Si 62% des sondés le font pour «quelques maladies» (surtout des maux de tête et des rhumes) afin de «gagner du temps», 73% ne souhaitent pas «recourir à davantage de médicaments sans avis médical préalable».