C'est confirmé. Le dérapage des prix va peser sur le budget des ménages en 2008. L'Insee a fait état mardi d'un pic d'inflation de 3,2% en mars, qui s'explique aux deux tiers par la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation. Sur un an, les produits pétroliers ont augmenté de 20%, et les denrées alimentaires de 5,7% (10,8% pour les oeufs et le fromage). Cette valse des étiquettes, inédite depuis 1991, correspond aux prévisions de l'Insee, qui tablait sur +3%.
Entamée à l'automne dernier, la flambée doit se poursuivre jusqu'en juin, soutenue par les prix alimentaires. Du coup, «le pouvoir d'achat devrait à peine progresser au premier semestre» alors qu'en 2007, les revenus ont augmenté de 3,1%. Mais au-delà, l'instabilité des cours du pétrole, qui a franchi mardi un nouveau record à 113 dollars le baril à New York, rend toute prévision difficile. La «stabilisation» au deuxième semestre, évoquée par Bercy, dépendra de l'or noir. Au minimum, la hausse des prix devrait atteindre 2,2% cette année, contre 1,5% en 2007.