SOCIAL - Au bout de six mois, ils pourraient être tenus d'accepter un emploi requérant moins de deux heures de trajet quotidien même si cela entraîne une baisse de leur salaire…
Six mois de répit avant des sanctions plus sévères. Les demandeurs d'emploi qui mettraient du temps avant de retrouver du travail subiraient des pressions supplémentaires pour doper leur retour à une activité, affirme lundi le quotidien économique «
Les Echos».
«Pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés», écrit le quotidien. Et d’ajouter: «Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70% de son salaire antérieur.»
Ce projet doit être discuté, à partir de jeudi, entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux, à l'occasion de rencontres bilatérales sur la réforme de l'assurance-chômage. Très sensible, le texte sera officiellement présenté officielle le 6 mai lors d’une conférence sur l'assurance-chômage, selon «Les Echos». Ce projet prévoit notamment une suspension des allocations chômage (quinze jours ou plus) ou leur réduction (de 20 % et au-delà) pour les chômeurs dès lors qu'ils refusent au moins deux offres «valables» d'emploi (OVE), comme souhaité par Nicolas Sarkozy.
Sa C