Airbus confirme le départ de son numéro 2 Fabrice Brégier

AERONAUTIQUE Cette décision a été annoncée afin d'éviter une crise au sommet d'Airbus alors que le groupe est sous le coup d'investigations du Parquet national financier (PNF)...

20 Minutes avec AFP

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Fabrice Bregier, numéro 2 d'Airbus

Fabrice Bregier, numéro 2 d'Airbus — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Fabrice Brégier, numéro deux d’Airbus, va être remplacé par le patron d’Airbus Helicopters, Guillaume Faury, tandis que le président exécutif Tom Enders ne renouvellera pas son mandat en 2019.

Le constructeur aéronautique précise que Fabrice Brégier quittera ses fonctions en février 2018. Guillaume Faury, 49 ans, le remplacera au poste de président d’Airbus Commercial Aircraft, la branche d’aviation commerciale.

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Tom Enders ne briguera pas de nouveau mandat

La succession à la direction d’Airbus Helicopters sera décidée et annoncée dans les prochaines semaines. Ces décisions ont été prises à l’issue d’un conseil d’administration tenu jeudi et qui a « décidé de remanier la direction de l’entreprise afin d’assurer une succession en bon ordre au sein du top management d’Airbus », indique le groupe.

Tom Enders, 59 ans, « a informé le conseil d’administration qu’il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat de président exécutif au terme de son mandat actuel qui prendra fin au moment de l’assemblée générale des actionnaires en avril 2019 », précise Airbus.

Une crise évitée au sommet d’Airbus ?

Fabrice Brégier, 56 ans, a dit « qu’il ne souhaitait pas prendre part au processus de sélection du nouveau président exécutif pour 2019 et qu’il quitterait ses fonctions en février 2018 pour saisir de nouvelles opportunités ».

Selon les usages chez Airbus, Fabrice Brégier aurait pu prétendre à la succession de Tom Enders à la tête du groupe.

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Ces décisions ont été annoncées afin d’éviter une crise au sommet d’Airbus alors que le groupe est sous le coup d’investigations du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des irrégularités sur des transactions, pour des faits qu’il avait lui-même dénoncés en 2016.