«Des faits, rien que des faits.» «Le monde selon Monsanto » de la journaliste Marie-Monique Robin, qui sera diffusé ce mardi soir à 21h sur Arte, et son livre qui vient d'être publié à La Découverte, se veulent résolument objectifs. «Ce qui est incroyable, c'est que personne n'a encore jamais raconté cette histoire sur les OGM et la multinationale américaine», raconte la journaliste. Un cri d'alarme promis à une belle médiatisation, à juger par le nombre d'interviews données par son auteur, et qui tombe à point nommé. Le Conseil d'Etat a annoncé hier qu'il se prononcerait le 17 mars sur la culture du maïs OGM MON 810 de Monsanto, que le gouvernement vient de suspendre en France.
Détaillée et technique jusqu'à l'aridité, la démonstration de Robin se veut d'abord «précise». Condition sine qua non pour dénoncer le passé meurtrier de Monsanto dans la chimie, et ses intentions non moins rassurantes aujourd'hui avec les OGM. Ces derniers ont été conçus pour protéger son produit phare : le toxique herbicide Roundup et lancés «sans même avoir été testés».