FINANCE – Malgré une baisse de son bénéfice net de 3,2 milliards d’euros…
Le
Crédit agricole, malmené lui aussi par la
crise des subprimes, a fait savoir mercredi qu’il ne resterait pas «indifférente» si la Société générale était la cible d'une offre d'achat. Explications.
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Le Crédit agricole a présenté ses
résultats sur l’année 2007, mercredi matin. La banque a reconnu que son bénéfice net avait reculé de 3,2 milliards d'euros, s’établissant à 4,044 milliards d'euros. Des pertes en partie dues à la crise subprimes: au quatrième trimestre 2007, qui a concentré les effets de la crise américaine, le Crédit agricole a perdu 857 millions d'euros.
Prudence pour 2008
Et pour 2008, le CA, sans doute échaudé par l'affaire de fraude à la Société générale, préfère prévenir que guérir: «Afin d'accompagner le développement des métiers de manière sécurisée, Georges Pauget, directeur général, a proposé au conseil d'administration qui l'a accepté, d'allouer une partie des plus-values de deux opérations débouclées en janvier 2008 (la cession de la participation dans Suez et l'apport de Calyon Financial à la création de Newedge) au renforcement des moyens de contrôle et de la maîtrise des risques dans le groupe», indique encore le communiqué du groupe.
Offre d'achat sur la Société générale
Le président de la banque, René Carron, cité par le communiqué, affirme que le Crédit agricole, qui s'est beaucoup développé à l'international depuis deux ans, «donnera la priorité au développement organique et n'envisage pas de nouvelles initiatives de croissance externe». Comprendre, l’heure n’est plus à l’acquisition. Pourtant, le CA aurait déposé une offre de 1,2 milliard d'euros sur Banca Delle Marche, une banque régionale italienne, selon la presse économique.
Surtout le CA ne ferme pas la porte à une offre d'achat sur la Société générale. «Si le paysage bancaire français devait évoluer, il va de soi que nous ne serions pas indifférents à cette évolution», a précisé Georges Pauget, le directeur général du Crédit agricole, en réponse à une question sur ses intentions concernant la Société générale. Il a ajouté que la banque n'avait pas «participé à l'augmentation de capital de la Société en tant qu'investisseur».
Sa. C. avec agence