La croissance devrait atteindre 0,5% en France au 4e trimestre

PIB Les carnets de commandes des entreprises atteignent notamment leur plus haut niveau depuis 2008…

20 Minutes avec AFP

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La croissance ne devrait augmenter que de façon très lente au cours des trois prochaines années en France, selon les prévisions pluriannuelles de la Banque de France

La croissance ne devrait augmenter que de façon très lente au cours des trois prochaines années en France, selon les prévisions pluriannuelles de la Banque de France — PHILIPPE LOPEZ AFP

La bonne santé économique de la France se confirme. La croissance devrait en effet rester solide au quatrième trimestre, selon une première estimation publiée ce jeudi par la Banque de France, qui anticipe une hausse du Produit intérieur brut ( PIB) de 0,5 %, similaire à celle atteinte lors du trimestre précédent. Selon l’institution monétaire, qui se fonde pour cette prévision sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, ce chiffre serait notamment atteint à la faveur de bons résultats dans l’industrie, où la production a accéléré en octobre.

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Dans ce secteur, l’activité s’est révélée « particulièrement dynamique dans la métallurgie, la chimie et l’automobile », souligne dans un communiqué la Banque de France, qui précise que « seules l’aéronautique et la pharmacie » ont connu un léger tassement.

Signe de cette bonne santé : les carnets de commandes se sont à nouveau garnis, pour atteindre leur plus haut depuis début 2008, et les prix des matières premières et des produits finis ont augmenté. « La production devrait progresser quasiment au même rythme en novembre », ajoute par ailleurs l’institution monétaire.

Un quatrième trimestre consécutif de croissance supérieure à 0,5 % du PIB

Dans les services, tous les secteurs ont également continué de progresser, à l’exception de l’hébergement et de la restauration. « Les chefs d’entreprise prévoient une légère accélération de l’activité en novembre », indique-t-elle. Le secteur du bâtiment, enfin, s’est révélé « plus dynamique » qu’au 3e trimestre, dans le gros œuvre comme dans le second œuvre - soit les travaux qui n’impactent pas sur la solidité ni sur la stabilité de l’ouvrage en construction -. Les effectifs ont toutefois peu augmenté, et l’activité devrait progresser un peu moins vite en novembre.

Ces données sont de bon augure pour l’économie française, qui a enchaîné entre juin et septembre un quatrième trimestre consécutif de croissance supérieure à 0,5 %, phénomène inédit depuis 2011.