Alsace: Une centaine d'emplois menacée par la fermeture programmée d'une usine de literie

INDUSTRIE Le groupe suédois Hilding Anders a prévu la fermeture début 2018 de son site de production de matelas et sommiers haut-rhinois...

A.I. avec AFP

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Alsace: Une centaine d'emplois menacée par la fermeture programmée d'une usine de literie

Alsace: Une centaine d'emplois menacée par la fermeture programmée d'une usine de literie — Map4news

Fermeture prévue début 2018. A Roppentzwiller dans le Haut-Rhin, 90 emplois sont menacés par la décision d'arrêt de la production du groupe suédois Hilding Anders dans son usine alsacienne de matelas et sommiers.

Le groupe a lancé la procédure d'information-consultation sur un projet de «réorganisation des sites industriels» lors d'une réunion mardi du comité d'entreprise (CE) de Hilding Anders Alsace, la filiale concernée, a indiqué Philippe Springinsfeld, un responsable de la CFTC du Haut-Rhin.

Transfert en Loire-Atlantique et en Belgique

Un projet qui se traduira par l'arrêt de la production à Roppentzwiller, connue sous son ancien nom Wifor, et son transfert sur les sites du groupe à Saint-Gildas-des-Bois (Loire-Atlantique) et à Zingem (Belgique).

L'usine alsacienne fermera alors ses portes sauf solution de reprise: «Si rien n'est trouvé d'ici à fin janvier prochain, ce sera terminé», dixit Philippe Springinsfeld. Un porte-parole de Hilding Anders France a confirmé la tenue de la réunion d'information-consultation du CE, sans en préciser le contenu.

«Perte de compétitivité» face à la concurrence «low-cost»

La direction française avait déjà indiqué son souhait de trouver un repreneur, pointant du doigt la «perte de compétitivité» du site haut-rhinois, générant une «baisse de profitabilité», du fait de son exposition à la concurrence «low cost» et de son impossibilité physique de s'agrandir.

La CFTC a dénoncé la «fermeture organisée» d'un site «qui reste bénéficiaire, mais pas assez pour les actionnaires» selon elle. Hilding Anders a «organisé la baisse de sa rentabilité» en transférant ces dernières années les «productions à valeur ajoutée», a déclaréClaude Gottardi, autre responsable du syndicat.