• L’Île-de-France est une des régions où les inégalités de revenu sont les plus fortes.
  • Les départements autour du Massif central concentrent une forte proportion de retraités.

Alors que le débat sur l’optimisation fiscale rebondit avec la publication des «Paradise Papers », une étude de l’Insee publiée ce lundi rappelle le rôle important de l’impôt pour corriger les inégalités. Par exemple, avant impôt, les 10 % les plus riches d’Île-de-France ont un revenu 7,6 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Après impôt et versement des prestations sociales, l’écart de niveau de vie redescend à 4,5.

Malgré ce « coup de pouce », l’Île-de-France reste la région la plus inégalitaire. La région PACA décroche la 2e place de ce podium : le niveau de vie des « riches » y représente 3,7 fois celui des plus pauvres. La Corse (avec un écart de 3,69) vient compléter ce classement. A l’inverse, les régions les plus « égalitaires » sont la Bretagne et les Pays de la Loire.

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Les prestations sociales importantes dans les Hauts-de-France

La carte de l’Insee (ci-dessous) montre l’importance des prestations sociales (allocation-chômage, aide au logement, RSA…) pour les 10 % des ménages les plus pauvres. Dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, ces prestations représentent plus de la moitié du revenu disponible pour cette catégorie.

Dans certains départements, les prestations sociales représentent plus de 40% du revenu disponible pour les 10% des ménages les plus modestes.
Dans certains départements, les prestations sociales représentent plus de 40% du revenu disponible pour les 10% des ménages les plus modestes. - Insee

Dans d’autres territoires, ce sont les retraites et les pensions qui représentent une large part des revenus des ménages, signe d’une population plus âgée que la moyenne. C’est particulièrement vrai, note l’Insee, pour les départements situés « autour du Massif central ».