Une nomination qui fait quasiment l'unanimité. Guillaume Pépy, directeur général exécutif de la SNCF, devrait être nommé mercredi prochain président de l'entreprise, en remplacement d'Anne-Marie Idrac. Nicolas Sarkozy a estimé hier qu'il était « le meilleur pour porter le projet de modernisation » de la société publique. Réputé habile autant avec les syndicats qu'avec les médias, Guillaume Pépy, 49 ans, jouit d'une réputation d'homme de terrain, qu'il cumule avec une très bonne connaissance de la « boîte ». Ses talents de négociateur durant la réforme du régime spécial de retraite des cheminots et pour le service minimum auraient aussi été appréciés du gouvernement.
Cet énarque, qui fut directeur de cabinet de Martine Aubry quand elle était ministre du Travail en 1991, était devenu numéro deux de la SNCF en 2003. Au départ de Louis Gallois en 2006, Anne-Marie Idrac l'avait coiffé au poteau pour la présidence. Cette fois, il aurait fait savoir qu'il quitterait la SNCF s'il n'était pas choisi. Guillaume Pépy devra s'attaquer à deux chantiers prioritaires : l'ouverture à la concurrence du trafic international des voyageurs pour 2010, et le redressement du fret, en crise financière.