L'affaire Kerviel, ajoutée aux déboires des crédits « subprimes » américains, a divisé par cinq le bénéfice de la Société générale en 2007. Sur le seul quatrième trimestre, la banque française a annoncé hier une perte de 3,3 milliards d'euros. Le coût de la « fraude » présumée de Jérôme Kerviel est de 4,911 milliards d'euros, a précisé hier la banque, qui a reconnu, à l'issue d'un audit interne, des négligences de son système de contrôle.
Le bénéfice net annuel de la société s'élève à 947 millions d'euros, soit une chute de près de 82 % par rapport à 2006. Le contraste est cruel avec le profit record de 7,8 milliards d'euros annoncé la veille par BNP Paribas. Celle-ci a affirmé n'avoir plus l'intention de s'aventurer dans une OPA.