« Quand Lakshmi Mittal débouche le champagne, les salariés trinquent », s'est indignée hier Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle. Bénéfice record de 8 milliards d'euros pour BNP Paribas et de 12 milliards d'euros pour Total, chiffres d'affaires dopés chez Axa, Areva, Suez, L'Oréal... les résultats tombent alors que les négociations salariales piétinent. « Si les actionnaires peuvent se réjouir, les salariés ont payé le prix fort », a martelé hier la CGT chez Renault, tandis que le même syndicat chez PSA dénonçait un « contraste » entre les résultats et les salaires. Une « austérité » qui étonnait aussi chez Safran. En 2008, Sanofi-Aventis va augmenter le dividende par action de 18,3 %, contre 2,2 % pour les salaires, s'est ainsi émue la CGT.