Les ministres des Finances de l'Union européenne ont été souples hier. S'ils ont demandé à la France d'équilibrer ses comptes d'ici à 2010, ils ont accepté de prendre en compte le niveau de la croissance. « La France doit faire tout son possible pour atteindre ses objectifs, si les conditions le permettent », a souligné le ministre slovène des Finances, Andrej Bajuk, dont le pays préside l'UE.L'objectif déficit zéro en 2010 avait été pris en avril 2007 à Berlin par tous les pays de l'UE, avant l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Mais, après son élection, le chef de l'Etat français, dont le pays fait partie des mauvais élèves de la zone euro sur les déficits, l'a remis en cause, proposant 2012 comme échéance.